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CET AVERTISSEMENT S'ADRESSE A TOUS LES ADOLESCENTS QUI NE SAVENT QUE REPONDRE A LA SEMPITERNELLE QUESTION :             " MAIS QU'EST CE QUE TU VAS FAIRE PLUS TARD ? " .

Parmis tous va gagner ta vie Ô fainéant
Ainsi parmis toutes me parlait ma maman
Maman par vous la vie un jour me fut donnée
Et vous voudriez le gain de ce qui fut donné
Vous vouliez sans doute je le crains me parler
Des moyens que j'aurai ou pourrai disposer
A la fin de gagner cette existence
Fille de toute vie et qui lui donne sens
Allons pour le poete tout est fruit du travail
Et heureux de vivre est le seul qui vaille
Une preuve maman ? j'en viendrai à bout !
Quand je vis respire oui le saviez vous
J'inspire et expire et cela à tout coup
Et vous le comprenez si j'inspire de l'air
C'est drole pas pervers ça m'inspire des airs
Qu'il faut bien c'est la vie qu'il faut que j'expire
Et pour le meilleur ou voire pour le pire
Alors vous le comprenez mieux et vous l'entendez
Ma vie ma passion oui c'est de respirer
Et de cela amis je ne veux démordre
Et jamais entends tu n'obeis aux ordres



Alexis Lange






Tous les lundi
à partir du 15 janvier :



Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /Nov /2006 17:05

 

LA VIE MERVEILLEUSE ET EDIFIANTE DE DONA LASERENADE

Dona Lasérénade est l'ultime fierté du cousin Emilio, un des cent du clan du même nom et sa venue au monde est fêtée avec tout le faste coupable dont sont capables tous les pauvres, fussent-ils gitans et établis près d'Arles. Dona, jeune pousse, crût avec vigueur, choyée et libre autant que le veut la tradition et les bonnes moeurs mais sans cesser d'entonner une kyrielle de scies, refrains et rengaines pour le plus grand bonheur de sa tribu et des environs.

Est-ce l'atavisme ? Le peu de sang présent dans son alcool ? Un présage ? Au diable dieu ; l'insondable est là : la pitchoune a un putain de talent !!! Et Emilio tout à son souci de préparer un futur à la chair de sa chair entrevoit tout le profit qu'il peut escompter en la... vendant.

Ô Fatalitas et corneculs, l'imprésario Camus au nez camard a vent des airs de la tourterelle et en chasse de Dona se met sans plus tarder. Malin, il soudoie une marâtre, lui confie la redoutable tâche de veiller aux mues et affres de la belle et d'Emilio se rapproche puis l'assure de son dévouement.

Ô Polkas et sardanes, Dona que la nature a dotée d'une plastique rebelle conjointe à une naïveté confondante des intelligences de la chair et du coeur, s'offre à l'aube de sa puberté à une foultitude d'amants, et de plaisirs en extases se brise la voix et l'amour d'Emilio.

Ô Roues et poulies, la marâtre sentant (qui sent) que sa proie se fourvoie alerte le sieur Camus et l'informe de l'informe destin que sa protégée suit en le précédant.

Sont-ce les ronces de la destinée ? Les épines du désir ? La fleur du flair ? Ô amène lecteur, seul le ciel sait, si ce n'est qu'au secours de Dona, Camus accourt et vole. Il circonvint Emilio, promit une thérapie, fit briller la maille et emporta le morceau : oui ! Dona fut cédée pour des CDs !!

Le mariole fourgua le tout en douce dans le dur et s'envola retrouver le train-train de l'arrière-train du showbiz parigot.

Ô Avoines et sons, il offrit un boudoir à sa protégée, engagea la marâtre à veiller au grain sur les arrières et les devants de son gibier sous peine de sévères bleus si les messages de son programme de timbré n'étaient suivis à la lettre.

Ledit programme fut gratiné ; Ô lecteur juge : lever dès potron-minet, vocalises, répétitions répétées, séances de médiacratie, danses absconses, bobos, dodos, vélo et le tout manu militari. A ce régime Dona donna vite maints signes d'essoufflements qu'elle convertit en migraines fréquentes, en prétextes féminins pour tenir tête à la règle brute de ces brutes.

Ô Sons et lumières, les chacaux serrent leurs griffes sur la bride de cette colombe qui ne réclame que la paix adolescente de ses quinze automnes.

Oui!

Si Dona est mineure, ses bourreaux se fourrent le majeur dans l'oeil en espérant la réduire en esclavage telle une pupille issue de parents héroinomanes. La nature reprend ses droits et Dona rebelle belle s'amoche moche en sniffant à la pelle la poudre blanche que lui fournissent de pales aigrefins. Le résultat est édifiant ; en peu de jours Dona est accro sous toutes les coutures en dépit de Camus qui voit sa protégée s'étioler et annuler nombre de ses engagements.

Ô Inclinaisons et tombeaux, l'engrenage sans faim à l'appétit dévoreur se met en branle, n'épargne pas notre héroïne et Dona perd ses charmes, pâlit moins de plus en plus que plus de moins en moins, devient translucide aux Pâques de ses seize ans et meurt étouffée d'un chat dans sa gorge lors d'une vocalise râleuse en écoutant du Tino Rossi.

ENVOI

Dona n'eut pas le chant libre et laboure, ilote délivrée, esclave libérée et même gnômes émancipés, les champs élyséens de son microsillon qui tourne -enfin- à la bonne vitesse et est -enfin- branchée sur le podcast de son éternité aussi limitée que la durée de vie d'un balladeur MP3.

On connait la musique !!

Par Alex - Publié dans : NEWS
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Samedi 7 octobre 2006 6 07 /10 /Oct /2006 23:45
Jean Timand
LA VIE MORTELLE ET DEFINITIVE DE JEAN TIMAND
Jean Timen, après une modeste collation, quittait son gourbi de la rue Dénoyez et se rendait boulevard de la Villette où, cinq jours la semaine, il exerçait l'éminente fonction de pompiste. De son faciès replet il était aisé de déduire la sympathie sans failles ni surprise des simples. De ceux qui acceptent sans broncher le fatum de leur condition et qu'envient, bien sûr, ceux que la métaphysique de dieu et l'infini de l'amour ont plongés dans des océans d'affres sans fond ni mesure.
Né à Saint-Lô-Durville, son enfance se déroula aux rythmes archaïques et berceurs des âmes égarées d'entre terre et mer et père et...mère. En ce temps-là, le progrès de la cybernétique et des sciences n'avait pas modifié le quotidien humide et beurré de moult normands, aussi se souvenait-il avec émotion de la sentence implacable et rabâchée de son papa :" Economise soixante ans et le fruit de ton labeur, points de retraites n'oubliera !".
Ô Houblons et malts, c'est muni de ce viatique et dès la mise en bière de ce père béni qu'il entreprit sa maman. La chose fut rude tant cette brave génitrice-instar omnium-dévolue aux rudes travaux normands d'entre père et mère et....terre, était peu loquace. Fort à propos, il fit valoir son droit au bonheur, argumenta de la nécessité qu'éprouve tout jeune homme de se frotter aux réalités du vaste monde, sollicita un avis, n'en tint pas compte et pour clore ce dialogue à une voix, soutint qu'il lui était capital d'aller à Paris.
¨
Ô Pains et miettes, sa mère hocha du chef, finit son repassage et s'en alla rejoindre son époux ventable aux cieux.
Emu et mû, Jean prit le chemin de l'ogre parisien, pressé d'en découdre avec un futur plein d'avenirs si l'avenir a un futur. Oui, seul le café a un avenir après avoir été passé....
Ô Sorcières et balais, il importe peu de savoir qu'une Juliette le grugea de son maigre pécule et qu'il ne chercha pas à se venger. Sa logeuse, que son naturel et la crainte d'un crédit durable voire sans fin, effrayait, lui procura l'emploi qu'il aurait servi jusqu'à ce jour si la destinée, qui est la forme de nos fondements n'eût réservé une issue "sui-generis" au Jeannot.
Ô Secours et banlieues, si T "un djeun de banlieues" T mal barré dès la ligne d'arrivée franchie et c'est du kif au même pour tous les Jeannots du monde.
Un matin, Jeannot pris son service et une insidieuse idée s'immergea en son esprit pis que l'oeil de perdrix qui s'acharne à faire corps avec nos pieds. Oui, il allait, il venait, il marchait, pédibus cum jambus, ce qui nous embouteille l'esprit si l'on sait que la voiture est l'essence de l'homme moderme.Ce n'était pas le court trajet de son quotidien qui justifiât un bien si grégaire - un mal, donc -, mais aussi le sentiment d'iniquité qui s'empare de nous quand nous ne possédons pas la même merde que notre chieur de voisin.
Cette révélation fit qu'il s'enquit minutieusement des différents modèles de véhicules existant sur le marché. Sa réflexion ardue, longue, profonde lui fit opter pour le type renault 5 d'une régie bien connue.
Ô Poireaux et asperges, il renonca, ensuite, non sans peine, à l'une des deux bières qui, chaque jour, l'ensoleillent pour économiser l'argent nécessaire. Quinze années passèrent sans que rien ne vint troubler cette précise harmonie et il se retrouva à la tête d'un pécule auquel il manquait si peu qu'il était en passe de toucher au but ! Ca vous la coupe, hein?
La surprise ? Son professionnalisme ? L'engouement de chaque rencontre ? Le soleil qui ce jour là s'tait adjoint une ombre respectable ? Les séismes de l'esprit ? Ô lecteur débrouille-toi, tant il demeure vrai qu'au jour ultime une inhabituelle berline stoppa à la station-service. Honorant la pompe qu'inspire une pareille apparition Jean officia avec sa célérité coutumière et l'émir (un vrai), propriétaire du carrosse, le gratifia d'un royal pourboire de vingt deux euros et dix sept cents.
Ô Joies et tourments, c'était, très précisément, la somme manquante à l'assouvissement de son rêve motorisé. Notre Jeannot en resta un long instant si ce n'est un court moment, bouche bée et lui, que rien ne savait distraire de sa tâche fit un choix qu'il devait regretter ad aeternam. Foin du service et tout à son exaltation il se précipita à son hôtel pour recompter, une dernière fois, ses éconocroques.
Cet inestimable sentiment fut-il émoussé par une si longue attente ? Fut-ce le vertige de l'accomplissement ? Fut-ce le Mektoub ? Mystère ! Mais son élan fut brisé net par la collision d'avec une renault 4 qui mit fin à son rêve en l'aplatissant sur le macadam.
Il s'éteignit sans un cri, écrasé et serein.
ENVOI
Voulant un volant, carburant de son inclinaison, Jeannot rata son dernier virage et rejoignit les routes du paradis où pétrolent les âmes simples à qui rien n'est permis à point et qui ont tiré la carte grise d'une vie sans moteurs ni essences.
Par Alex - Publié dans : REACTIONS
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Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /Sep /2006 01:13

la police est sur les dents!

la preuve?       J'arrive plus a machoire

Par Alex - Publié dans : APHORISMES
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 14:21
Les âmes simples

Oyez braves gens : Je suis rentré dans l'écriture d'un recueil de nouvelles comprenant 9 textes déjà terminés :


"Jacqueline Decoke"
"Jean Timen"
"Dona Lasérénade"

"Edouard Tiste"
"Jojo Litrou"
"Rémy Litaire"
"Bern Artiche Doseille
" Anne Archi "
" Marius Ekoutume "
" Blandine Atable "

A la 10ème, je vous tiens au jus pour  l'édition.
Prochainement j'enregistrerais une version audio des deux premières avec accompagnement musical que vous trouverer ici. Patience !!

Bien à vous ...
Par Alex - Publié dans : APHORISMES
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Vendredi 2 juin 2006 5 02 /06 /Juin /2006 22:31
Sego et Sarko sont dans un bateau, ils tombent tout les deux, keski reste?



                                                               le
                                                           PEN
Par Alex - Publié dans : NEWS
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Moi, Alex, Poëte et Nègre, je ne crois pas à la Fatalité....
Je crois même qu'avec de la bonne volonté, on pourrait tous être au paradis, aujourd'hui et sur terre.
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